Jefferson Mumford : Dans l'enfer du désert


C'est la fiente lâchée par un vautour qui réveilla en sursaut Duncan Scott... Du genre malabar, le type avait le cheveu aussi rare que gras, la pommette droite traversée par une hideuse balafre mal cicatrisée et les joues clairsemées de poils noirs et épais, semblables aux soies d'un porc Gascon. Tellement laid et patibulaire à la vérité qu'il aurait aisément pu pratiquer un avortement sans aiguille à tricoter, juste en exhibant d'un peu trop près sa sale bobine... Et ça n'allait pas être la copieuse rasade de merde d'oiseau qui venait de s'abattre sur lui qui allait risquer de lui arranger le portrait. Encore moins de le rendre plus présentable !


En appendice :
LES SINGERIES DU GORILLE

John Taylor et sa monture avaient quitté la passe du Coyote et avançaient à présent du plus vite que le leur permettait le sol inégal et caillouteux de la sente qu'ils parcouraient. Ils furent toutefois contraints de chevaucher encore durant au moins trois bonnes heures avant d'atteindre enfin la plaine. Heureusement pour eux, au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de leur destination, le climat devenait sensiblement plus clément, ce qui soulageait un peu l'homme comme l'animal des rigueurs de l'éreintant voyage.